jeudi, 05 août 2010

J'fais un genre humain

(Genre Humain est le titre d’une chanson (et d’un excellent album) de Brigitte Fontaine.)

 

Selon Hubert Reeves, incarnation cosmique du Père Noël qui distribue plutôt des aphorismes que des cadeaux au matin du 25 décembre, nous sommes tous une partie de l’univers. Ça se tient : sans le Big Bang, la terraformation et les grands bouleversements biologiques et physiques au cours des âges, nous ne serions pas là pour en parler – même s’il ne faut pas stigmatiser la chose, tel M. Garrison dans South Park qui résume ainsi l’Evolution de Darwin :

 

Blague à part, Hubert Reeves est donc dans le vrai. Du fin fond de l’univers, nous venons tous du même creuset, ce qui est plaisant quand on y met Bach et Merleau-Ponty, mais ce qui fait moins plaisir quand on y ajoute Milosevic ou Christine Angot. Depuis quelques jours, je m’interroge sur le genre humain. Pas pessimiste, pas désabusé, juste consterné. Si bien que j’ai l’air, au mieux, de m’en moquer, au pire, de m’en carrer.

 


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lundi, 12 juillet 2010

Chose promise à moitié pardonnée

Déjà deux albums de photos prises en mars et en avril, en France et en Italie (Sienne, Florence, Rome). Je n’ai mis aucun sous-titre, le spectateur pourra toujours me demander, via la section des commentaires, « où donc est telle église ? » ou « qui a donc peint cet ange ? » ou s’émerveiller d’apprendre qu’un des plus grands peintres Français est enterré à Rome, et ainsi de suite.

J*

mardi, 06 juillet 2010

Tout et rien (surtout rien)

S’il y a un temps pour écrire, il y a aussi assurément un temps pour faire des plans. C’est toute la difficulté que rencontre l’étudiant auquel on demande, à un moment donné de sa vie universitaire, de rédiger un travail sur plus de quelques pages. Voilà, paf, au-delà de ces « quelques » pages, on vous demandera qu’il soit articulé selon un plan.

Mon existence s’organise autour de plusieurs activités, parmi lesquelles écrire. Ce n’est jamais difficile d’écrire, tant tout est (dites-le très vite : « tant tout est tant tout est tant tout est ») selon moi sujet à discussion, contestation, critique, commentaire. Faire un bon mot c’est l’occasion de vite passer aux choses sérieuses (attendu, comme je le disais il y a une dizaine d’année à G.B., qu’« il n’y a jamais que de l’humour dans l’humour »). On m’a demandé récemment si je vendrais mes parents pour un bon mot. J’ai répondu que non, mais que j’échangerais bien Flavie Flament contre une assiette de cassoulet. Qu’en dire ? Que je me soucie de mes parents, c’est certain. Que je tiens l’existence de Flavie Flament pour au moins aussi considérable que celle d’une cuillérée de fayots au jus. Et au-delà de ça, que le fait de l’écrire sur mon blog m’assure dans un avenir proche de manger un cassoulet lorsque je retournerai au nid, puisque Mum me lit.

La difficulté dans ce que j’écris survient au moment où je décide d’en faire un tout cohérent. Dans l’écriture de mes mémoires successifs, j’ai toujours eu beaucoup de notes préparatoires, que j’organisais ensuite selon un plan aux titres et intertitres ravissants. Mon souci du moment, c’est que j’écris plusieurs choses en même temps ; que lorsque je n’écris pas je fais plusieurs choses en même temps. Je fractionne, ratiocine et au final, il ne me reste plus que le temps d’élaborer des plans. Des idées sans textes, des accroches sans wagonnets, des slogans sans produits. Quel désarroi. Le drame de tout cela, c’est que je prends quand même un moment pour m’apitoyer publiquement sur mon sort.

Et ce, sans faire de plan.

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dimanche, 30 mai 2010

The Pet Shop Boy

J’étais parti pour parler d’un sujet rigolo-mais-pas-forcément : les amis imaginaires. J’ai revu Peter et Eliott le Dragon et j’ai aussitôt fait le lien avec Calvin & Hobbes. Ce sera pour une prochaine fois. Je voulais aussi écrire sur les soucis de traduction qu’on rencontre d’un écrit à l’autre, en passant par un jeu de mot sur Roberto Succo (le tueur en série à l’honneur dans une pièce de théâtre en ce moment) que j’aurais appelé « Robert Jus » – c’est la traduction littérale. Et j’ai abandonné.

Pourquoi ? J’ai appris que M. le sénateur Masson voulait rendre l’identité des blogueurs publique. (Dans la foulée, j’ai aussi découvert que Christine Bravo était d’accord, hourra, vive la démocratie, la France avance.) Quelle drôle d’idée ! Du coup, en guise de désaccord et une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de parler de mon boulot et d’écrire tout le mal que je pense d’une collègue. En tant qu’éditorialiste, je suis responsable de mes écrits et de leurs réactions : OH MON DIEU CARRIE MEURT A LA FIN DE SEX AND THE CITY 2 ! Un bon spoiler, voilà qui va faire mouiller des culottes. D’ailleurs à propos de l’actrice susnommée, quand un blog qui compilait des photos de juments hennissantes intitulé Sarah Jessica Parker Looks Like a Horse a vu le jour, on a tous bien rigolé, et on n’avait pas besoin d’un nom, pas plus que la principale intéressée manifestement, puisque le site existe toujours. Au demeurant, aucun haras n’a porté plainte.

Responsable, disais-je. Pour autant, je peux tenter la chose en masquant plaisamment la réalité : pourvu que le sujet soit traité, peu importe ici la forme.

Vous êtes prêt ? C’est un moment de révélation.

 

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