samedi, 06 mars 2010
Entre-deux
Que le lecteur, saisi d’effroi detox ou de gourmandise auvergnate, se réjouisse (ou pas, du coup) : non, je ne vais pas parler du fromage qui pique un peu sur le bout de la langue (mais c’est ça qui est bon, aussi) et file des aphtes (mois drôle, déjà, mais toujours plus qu’une blenno, notez) et dont les vieilles croûtes, selon mon père, sont envoyées en Italie d’où elles nous reviennent pulvérisées et empaquetées sous l’appellation « Parmesan râpé ». Sans rire, si vous voulez des copeaux de parmesan dans vos nouilles au beurre du dimanche soir y’a-plus-rien-dans-les-placards-ah-bah-on-va-faire-des-pâtes (vous aussi, rendez fou un Italien en rétrogradant ainsi les fondements de sa culture et de son quotidien alimentaire), achetez-en un kilo que vous débiterez avec lenteur et délectation à l’épluche-légumes. (Non, n’essayez pas la râpe, sinon ce sont des petits bouts de vos doigts qui vont agrémenter vos linguine ou autres fusilli.)
Mais bref, je ne voulais absolument pas parler de nourriture, alors revenons à mon titre : l’entre-deux. Aucun rapport donc avec la gloire lactée du Cantal, mais à la traduction littérale du terme inbetween, qui désigne le séjour des âmes dont on ne sait pas encore si elles sont admises au Paradis ou expédiées en Enfer. Quelque chose de judéo-chrétien, donc, et saupoudré de premier degré américain (incluez ici tout les adjectifs qui vous plairont pour qualifier ledit degré) nous donne une dommageable confusion destinée aux adolescent(e)s sur le chemin de la puberté (Percy Jackson, voleur de foudre, par Chris Colombus) et une interrogation angoissée quoique méthodique sur la prédestination, l’injuste et ce qui reste quand un proche vient à disparaître (The Lovely Bones, par Peter Jackson).
lundi, 01 mars 2010
Intermède qui fait plongplong
En attendant de finir de rédiger un très long article (qui ne saurait plus trop tarder maintenant) et de mettre en ligne l’album de février (photos éthérées de petites fleurs), je vous fais part de cette vidéo que j’ai découverte il y a peu.
Alors oui, c’est bien la même jeune fille que celle-ci :
Comme quoi, vous l'avez deviné : c'est une fausse blonde.
J*
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vendredi, 05 février 2010
Critique croisée : Avatarte et la grenouille
J’ai donc été voir le film de James Cameron et la dernière animation Disney. Cameron, après nous avoir fait le coup des adolescents amoureux sur le gros bateau qui coule, renouvelle l’expérience ; sauf que cette fois ils ont pris un coup de vieux, ils sont bleus et très grands. Et pas de bateaux, juste une civilisation qui prend l’eau. Disney rejoue le « quand on priiiiie la bonne étoiiiiile » de Pinocchio, y ajoute une pincée de Prince charmant, de bonne fée et d’animaux chantants et nous propose La Princesse et la Grenouille.
J’avertis ici le lecteur que je vais faire un gros spoiler, c’est-à-dire (Mom je précise pour toi) que je vais, en gros, tout révéler des deux films. Ca tue le suspense, mais ça évite les précautions oratoires.
00:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 04 janvier 2010
Vos résolutions pour 2010
Comme vous manquez sûrement d’inspiration, je vais vous livrer quelques-unes des miennes que je vais cacher dans d’autres propositions.
Acheter un dvd et un cd par semaine. (Une dépense de 10€ pour le total… Sisi… Pensez à acheter d’occasion !)
Avoir, chez soi, un instrument de musique et toujours un bouquet de fleurs fraîches.
Faire du sport deux fois par semaine.
Utiliser plus d'adverbes.
Arrêter de fumer. Ou commencer.
Bien se brosser les dents. Après chaque repas, et chaque cigarette, merci.
Être charitable, de bonne volonté, altruiste sans arrière-pensée ou cynisme.
Pour autant, ne pas se faire prendre pour un con.
Bannir les sucreries, à l’exception du chocolat, de façon modérée.
N’avoir avec ses collègues de travail, et a fortiori avec ses supérieurs, aussi amicaux soient-ils, que des rapports purement professionnels.
Lire au moins une demi-heure par jour, en plus du temps consacré à la lecture aux toilettes ou au lit.
Lire un Que sais-je ? par mois.
Faire ses courses en bio, même si c’est plus cher, même si ça a l’air snob.
Manger moins de viande.
Assortir sa crème de jour d’une crème de nuit.
Penser à mettre sa crème de nuit.
Ecrire plus de lettres et de cartes postales. Pas forcément quand on se déplace, juste pour signaler son existence à ceux qu’on aime ou ceux qui nous manquent (et qui sont parfois les mêmes).
Aller au musée une fois par mois.
Aller au cinéma trois fois par mois.
Chercher les mots qu’on ne comprend pas dans les livres qu’on a lu, en constituer un dictionnaire, les replacer dans une conversation, les oublier.
Relire les auteurs qu’on déteste et s’assurer qu’on les déteste vraiment.
Retrouver des amis du collège ou du lycée, mais sans passer par Facebook. Les revoir.
Aller à l’étranger.
Faire des photos en gros plan.
Tâcher de résoudre les conflits dans lesquels on est partie.
Faire son lit avant de partir.
Réfléchir avant de voter.
Penser au monde.
Se faire blanchir les dents.
Jouer au loto. Gagner.
Commencer une collection.
Faire des gâteaux pour le monde.
Être patient avec sa maman.
J*
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