Willywalt

J* M.-C., a.k.a. Walter W. Malldwight :

 

 

-         ne digère pas plein de choses que pourtant il aime, et ça le peine

 

-         pense que la démocratie n’existe pas (ou est un totalitarisme)

 

-         présume que la vie a un sens, mais le cherche toujours

 

-         n’imagine plus, ou moins qu’avant, qu’il est un être supérieur

 

-         espère vraiment qu’on est plus beau à trente ans qu’à vingt, ça le rassure presque sur le fait de vieillir

 

-         a essayé de croire en Dieu mais s’est rabattu sur la physique quantique

 

-         souhaite la paix dans le monde mais faute de mieux, là, se taperait bien une douzaine d’escargots

 

-         analyse ses fuites comme une rechercher désoeuvrée du temps absolu et/ou perdu

 

-         s’énerve très vite pour trois fois rien mais reste impassible pour trois fois pire

 

-         se considère proche de la phénoménologie mais reste troublé par les empiristes

 

-         tient la raison pour acquise et la sagesse pour innée, ou l’inverse, parce qu’il ne sait plus trop ce qu’il voulait dire

 

-         fera probablement de la politique un jour ou l’autre, ou tournera dans des films de réalisateurs avant-gardistes

 

-         admet qu’il cède facilement à la tentation, autant qu’il aime la provoquer

 

-         ne croit pas qu’il y ait une vie après la mort et finalement, trouve ça plutôt dommage

 

-         a dans l’immédiat renoncé à comprendre l’art contemporain mais aime bien quand même, encore qu’il fasse de temps en temps semblant

 

-         veut mourir le plus tard possible, tant qu’à faire encore très beau, et d’une façon à la fois rapide et élégante

 

-         trouve difficile de dire qu’il aime les gens et du coup, s’y prend toujours mal

 

-         affirme qu’écrire de la poésie, faire un régime et écouter Boulez sont des tortures mentales

 

-         considère que G.B., M. Merleau-Ponty, Ph. Glass, E. Vuillard, F. Borromini, M. Merisi (da Caravaggio), les neuroleptiques et G.F. Haendel…, notamment, ont durablement et profondément marqué son existence

 

-         domine beaucoup mieux ses hormones qu’avant, merci

 

-         n’est pas raciste envers les maths, mais quand même

 

-         considère que la résurgence brutale de rêves et souvenirs anciens n’est pas anodine

 

-         affirme que les meilleures choses ont une fin, mais tâche toujours de la repousser, au risque de passer pour un gros boulet

 

-         se considère à peu près en accord avec ses autres

 

-         aimerait aller à New York en transatlantique

 

-         privilégie la nuance à la demi-mesure

 

-         ne sait pas encore ce qu’il va faire des cheveux qu’il perd après chaque shampooing (et dont il fait des boules qu’il conserve soigneusement)

 

-         depuis 1998, ne respire plus avec le ventre lorsqu’il porte des vêtements serrés

 

-         sait déjà quelles musiques il y aura pour son enterrement

 

-         ne pense pas que l’existentialisme soit un humanisme, mais plutôt une invention déplaisante de Sartre pour pallier à son incompréhension de philosophes qu’il tentait d’imiter ou plagier.

 

 

 

N’AIME PAS le vent (dans le dos), certaines rencontres fortuites ; se rendre compte qu’on le prend pour un con ; se raser et s’épiler, mais bon… ; ne pas aimer quand on l’aime ; que la mécanique lui résiste ; se faire réveiller en sursaut, surtout par le téléphone ; que des vigiles lui fassent ouvrir son sac à la sortie des magasins ; se fâcher avec les gens ; voyager en seconde ; être sous la pluie sans parapluie ; manquer d’argent ; les gens fades ; qu’on se méprenne de lui ; les travaux répétitifs ; les gens qui crient ou qui parlent fort d’une façon vulgaire ; qu’on lui touche le visage… (to be continued)

 

 

AIME ses amis ; sa maman, son papa et à peu près toute sa famille ; écrire ; les livres et les catalogues d’expositions (et les lire) ; certaines autres rencontres fortuites ; Rome ; les musées ; certaines hallucinations ; le vent (de face) ; les bras qui font des câlins… et les câlins qui vont avec ; la solitude ; les gens avec du second degré ; se promener dans la ville ; qu’on lui gratouille la nuque et le cuir chevelu ; la douce mélancolie du bien-être ; prendre des photos ; la foule ; le lever du rideau à l’opéra ; les gens qui le comprennent ; avoir raison (et c’est généralement le cas) ; les dîners avec ses amis, les déjeuners d’études, les petits-déjeuners en galante compagnie ; écrire et prononcer des discours ; se réveiller avant le réveil ; faire des nouvelles rencontres ; écouter Wagner très fort ; les pluies chaudes d’été ; les anecdotes de l’Histoire ; marcher pieds nus ; les soirées avec beaucoup de gens ; le matin tôt ; les gens beaux ; les veines apparentes sur les mains et les bras ; se promener tout nu… (to be continued)