samedi, 02 février 2008
A propos de rien / Merci, Jérôme
Certains morceaux de nos pensées fonctionnent comme des certitudes, et certaines de ces certitudes, pour rassurantes qu’elles soient, peuvent se fonder sur rien de rationnel.
Il en va de même pour certaines questions, qui, lorsqu’on les réduit à force de « pourquoi ? », ne donnent finalement jamais d’autres réponses qu’un irréductible « parce que c’est comme ça, et c’est tout ». Et c’est ainsi pour nos sentiments, qui parfois s’amalgament d’une façon tout à la fois étrange et charmante, ou de nos comportements qui en entachent d’autres, comme, à la sortie d’une lessive, une chemise rouge qui a dégorgé et constellé un pull blanc de ses taches roses : rien à faire, le pull a pris, tout au plus le gardera-t-on pour faire le ménage – qu’il s’agisse de le porter ou d’en faire des chiffons à poussières.
*
On n’est jamais certain de voir quels sentiments ont déteint sur d’autres. On jurerait presque qu’on avait ajouté, au moment d’aimer, de haïr, de croire ou d’éluder, la lingette Décolor-stop qui fait dire à la dame, dans la télé : « le tri, c’est fini ! »
Lorsque l’ombre s’étire sur ce que j’ai de plus conscient, qu’est-ce que je dois faire ? Laisser couler les ténèbres, croire que je peux vivre avec simplement en les ignorant ? Ou tenter de construire un rempart, une petite digue bariolée qui sépare la terreur de la lumière ?... Pourtant, aussi sûrement que la lingette Décolor-stop – que, cette fois, on n’a pas oublié de mettre en machine avant de croire désirer, espérer détester – ressort chaque fois grisâtre, il ne fait jamais complètement noir lorsqu’on ferme les yeux en plein jour.
Et je reste là, les yeux mi-clos, prêt à recevoir, peut-être à donner, sans vraiment comprendre pourquoi.
« Parce que c’est comme ça, et c’est tout. »
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Alors oui, pour conclure ce propos vaguement abscons, je voudrais faire un grand merci à Jérôme Kerviel. Oui, merci, Jérôme, merci à toi (on se tutoie hein ?) de monopoliser les media, de détourner leur attention de notre überPräsident. Ca aura coûté un gros paquet de pognon à la Générale, mais en attendant, quel repos pour nos yeux et nos oreilles !...
Mais voilà, Il reprend ses droits. Il revient, et Il est furieux. Il attaque, avec le Cintre (surnom ancien que j’avais donné à Carla Bruni, initiale CB, Gold, Amex, Platinum, espèces acceptées), RyanAir pour cette publicité sortie dans le JDD.
Je pourrais aussi vous raconter comment je me suis fait réveiller dans le train par la sonnerie d’un portable, qui a eu le temps de faire tout un refrain avant que son propriétaire le trouve :
« J’ai la quéquette qui colle-euh / j’ai les bonbons qui font des bonds ; j’ai la quéquette qui colle-euh / dansons sur le Pont d’Avignon ».
Et puis non.
Bon week end, amis lecteurs.
J*
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