jeudi, 08 octobre 2009
L'influence de Ned Flanders sur la porcelaine de qualité
Lorsque l’un de mes agents m’a informé, de source sûre, qu’un site de production de Villeroy & Boch allait fermer en Belgique – le groupe, sur l’exercice du premier semestre 2009, enregistre une baisse de 19,8% de son chiffre d’affaire – j’ai eu une pensée émue pour cet éminent porcelainier qui, depuis des lustres, nous accompagne de la table aux toilettes – depuis l’assiette à décor Brindille dessiné en 1770 (toujours reproduit maintenant sous le nom de Vieux-Luxembourg) à la découverte du grès sanitaire en 1899.
Je n’ai toutefois avec V&B pas que des souvenirs de bidets et de lavabos classieux. Qu’on se le dise, la porcelaine stylée a été révolutionnée par Ned Flanders, le voisin horripilant des Simpson dans la série éponyme qui fête ses vingt ans.

Ned Flanders tient le Leftorium, le magasin pour gauchers de Springfield. On y trouve donc des tasses pour gauchers, ce qui est bien sûr un gag : une tasse pour gaucher, c’est une tasse pour droitier à laquelle on fait opérer une révolution pour que l’anse se trouve à gauche.

Sauf que, chez Villeroy & Boch, la désormais très célèbre série NewWave Caffè nous vend des tasses dessinées de telle sorte que seuls, définitivement, les droitiers peuvent utiliser.
Je crie au scandale. Je m’insurge. Je bois en Gien, Haviland, Habitat – des tasses dont l’anse peut se gauchiser. Et soudain, le miracle.

La tasse pour gaucher. La même que celle pour droitier ! même design, mais à gauche !
Gloria !
*
Quand j’ai descendu Elle au sujet des « dix-sept accessoires de l’automne », que le magazine nous vend le rouge comme « le nouveau noir », je m’attendais (sisi, un peu quoi) à ce quelqu’un me parle du Vogue de septembre, titrant : Red is the color. Ça n’a pas manqué.
Qu’on en soit certain : je ne vais pas me battre contre Vogue et sa rédactrice en chef ; d’abord parce qu’ils ont toujours raison, ensuite parce que je ne remettrai pas en question le storytelling de Grace Coddington qui nous propose une Nadia Vodianova en Petit Chaperon Rouge – pour la bonne raison que je parlais d’accessoires, et que le photoshooting dont nous parlons nous vend, manifestement, des vêtements. Au demeurant Vogue nous propose le rouge depuis le numéro de mai, tandis que the september issue – celui dont nous parlons – nous vend du bleu Klein en bottes Versace, en vernis à ongles Chanel, en sacs Ceci, en chaussures Cela, etc.
Pour conclure j’évoquerai le supplément du International Herald Tribune numéro 39360, s’intitulant “True blue: Yves Klein would be proud”. On n’y parle que d’accessoires – pour homme – et il ne s’agit que de bleu. Ceinture Lanvin, cravate Gucci, chaussures Vuitton, gants Ferragamo, … Qu’on se le dise – qu’Elle se le dise : l’accessoire, cette année, est bleu.
J*
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Commentaires
Hum! je ne lis ni Vogue ni Elle, mais, en ce moment plutôt Tintin ou Zweig, ce qui fait que je ne me pose pas vraiment de questions sur mes tenues, et donc je mets aussi bien du noir que du rouge et même du mauve, si, si ...mais j'évite le bleu de mon cher "ami" Klein, trop voyant, et donc une fois encore cette année je ne serai pas à la mode..Tant pis!
Écrit par : mum | samedi, 10 octobre 2009
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