mardi, 06 juillet 2010

Tout et rien (surtout rien)

S’il y a un temps pour écrire, il y a aussi assurément un temps pour faire des plans. C’est toute la difficulté que rencontre l’étudiant auquel on demande, à un moment donné de sa vie universitaire, de rédiger un travail sur plus de quelques pages. Voilà, paf, au-delà de ces « quelques » pages, on vous demandera qu’il soit articulé selon un plan.

Mon existence s’organise autour de plusieurs activités, parmi lesquelles écrire. Ce n’est jamais difficile d’écrire, tant tout est (dites-le très vite : « tant tout est tant tout est tant tout est ») selon moi sujet à discussion, contestation, critique, commentaire. Faire un bon mot c’est l’occasion de vite passer aux choses sérieuses (attendu, comme je le disais il y a une dizaine d’année à G.B., qu’« il n’y a jamais que de l’humour dans l’humour »). On m’a demandé récemment si je vendrais mes parents pour un bon mot. J’ai répondu que non, mais que j’échangerais bien Flavie Flament contre une assiette de cassoulet. Qu’en dire ? Que je me soucie de mes parents, c’est certain. Que je tiens l’existence de Flavie Flament pour au moins aussi considérable que celle d’une cuillérée de fayots au jus. Et au-delà de ça, que le fait de l’écrire sur mon blog m’assure dans un avenir proche de manger un cassoulet lorsque je retournerai au nid, puisque Mum me lit.

La difficulté dans ce que j’écris survient au moment où je décide d’en faire un tout cohérent. Dans l’écriture de mes mémoires successifs, j’ai toujours eu beaucoup de notes préparatoires, que j’organisais ensuite selon un plan aux titres et intertitres ravissants. Mon souci du moment, c’est que j’écris plusieurs choses en même temps ; que lorsque je n’écris pas je fais plusieurs choses en même temps. Je fractionne, ratiocine et au final, il ne me reste plus que le temps d’élaborer des plans. Des idées sans textes, des accroches sans wagonnets, des slogans sans produits. Quel désarroi. Le drame de tout cela, c’est que je prends quand même un moment pour m’apitoyer publiquement sur mon sort.

Et ce, sans faire de plan.



Voilà donc un moment que je n’avais rien écrit. Ce n’est pas l’envie qui m’a manqué, mais donc comme toujours, le temps. Des lecteurs réguliers m’ont demandé : « Tu critiques pas Alejandro ? » Non, puisque tout a déjà été dit sur ce demi-échec esthétisant, et qu’on en est déjà à se demander si les quelques secondes d’une chanson intitulée Changing Skies qui circule sur internet seraient tirées de son nouvel album – ce qui n’est pas improbable. Je vais peut-être chercher loin, mais par principe, l’information nouvelle balaie l’ancienne : Woerth impliqué dans un scandale fiscal, et hop !, Mini-me demande aux ministères de se serrer la ceinture. Et là, pareil : Alejandro qui tourne pas mal (mais qui assurément n’aura pas la postérité de Telephone) et hop !, on lâche une info sur le prochain album, ou mieux encore, un ragot sur ses goûts morbides. (Paraît-il qu’elle se tire la bourre avec M.I.A. pour faire des shows les plus gores possibles. Vous pouvez remplacer « gore » par « avantgardiste » ou « postmoderniste ». C’est presque pareil.) Et comme je le disais, chaque info en balayant une autre, maintenant Perez Hilton se demande si Jo Calderone serait Lady Gaga en garçon, relançant le penisgate de 2009… Interminable.

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Sinon Tom Nicon est mort, mais vous savez quoi ?, Laurent Terzieff aussi et manifestement tout le monde s’en bat l’œil. Bref un mannequin meurt et ses collègues sont en émoi, dénonçant des conditions de travail quasi-avilissantes. De quoi s’interroger encore un peu sur le débat des retraites.

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Dialogue de sourd avec ma pharmacienne (note pour resituer le contexte : le laboratoire qui produit l’Hexomédine transcutanée le fait de façon sporadique et interrompt régulièrement sa disponibilité) :

Moi. « Vous avez le produit qu’on trouve en remplacement de l’Hexomédine transcutanée ? »

La courge. « Du Stérilène ?

- C’est ça.

- Ah non, on n’en a plus en ce moment.

- Vous connaissez quelque chose qui pourrait remplacer ?

- Euh… J’ai de l’Hexomédine transcutanée. »

Gnh.

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J’ai pensé faire une critique de Sex and the City 2, le retour de la revanche, mais j’ai abandonné aussi : des créatures quasi-hystériques mal habillées en ballade dans le désert, ça avait déjà été fait avec Priscilla qui est, rappelons, un film culte. Sex and the City 2 se place juste en dessous d’Extravagances, qui avait le mérite de montrer trois acteurs moyens au sommet de leur moyennitude, mais habillés comme des ladies. Et ça, ça !, ça vous change un homme – et un acteur. Demandez à Tootsie.

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Je ne parlerai que succinctement d’Aphrodite, le nouvel avatar de Kylie Minogue. Vous pouvez écouter l’album sur Deezer, ou alors, juste deux chansons : All the lovers (une resucée de The One, qui était potable en remix boumboum) et Closer, une chanson moite de milieu de nuit d’été. Vous voyez ce que je veux dire ? La bande-son idéale de ces moments où il fait trop chaud pour faire l’amour, mais pas assez tiède pour s’ignorer quand on est dans le même lit. Une chanson de roulage de pelles à demi-nu. Mais si, vous voyez exactement ce que je veux dire. Réécoutez Breath on me de Britney, ça devrait vous faire cet effet.

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Terrell Carter outé par son mec sur Twitter ! Une nouvelle incroyable, surtout si on sait qui est Terrel Carter, et mieux encore, si on s’intéresse à lui.

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Est-ce que les mauvais écrivains se réveillent en sursaut la nuit, transpirant et hébétés, et demandent : « Dieu Tout-Puissant, me pardonneras-tu d’avoir produit autant de merdes ? » Que le lecteur m’excuse ce bref écart de langage, mais tout de même, la seule chose qui pourrait me faire acheter un livre de Christine Angot, ce serait qu’il soit imprimé sur du papier toilette. Je pense que son œuvre tiendrait en un paquet de seize rouleaux, le format économique familial.

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D’ici la semaine prochaine j’aurai mis un ou deux très gros albums photos.

J*

Commentaires

Alors, d'accord pour dire que "Priscilla..." est un excellent film, et même sur du papier toilette, "non" je ne lirais pas du Christine Angot, et ...vive les pharmaciennes!

Écrit par : mum | mardi, 06 juillet 2010

Ca faisait un bail que je n'avais pas entendu parler de Tootsie! Pour Extravagances, si je ne m'abuse le film vaut pour une réplique culte, "les filles, c'est l'heure du shopping!" ;-)

Écrit par : Christine | mercredi, 14 juillet 2010

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