lundi, 12 juillet 2010
Chose promise à moitié pardonnée
Déjà deux albums de photos prises en mars et en avril, en France et en Italie (Sienne, Florence, Rome). Je n’ai mis aucun sous-titre, le spectateur pourra toujours me demander, via la section des commentaires, « où donc est telle église ? » ou « qui a donc peint cet ange ? » ou s’émerveiller d’apprendre qu’un des plus grands peintres Français est enterré à Rome, et ainsi de suite.
J*
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mardi, 06 juillet 2010
Tout et rien (surtout rien)
S’il y a un temps pour écrire, il y a aussi assurément un temps pour faire des plans. C’est toute la difficulté que rencontre l’étudiant auquel on demande, à un moment donné de sa vie universitaire, de rédiger un travail sur plus de quelques pages. Voilà, paf, au-delà de ces « quelques » pages, on vous demandera qu’il soit articulé selon un plan.
Mon existence s’organise autour de plusieurs activités, parmi lesquelles écrire. Ce n’est jamais difficile d’écrire, tant tout est (dites-le très vite : « tant tout est tant tout est tant tout est ») selon moi sujet à discussion, contestation, critique, commentaire. Faire un bon mot c’est l’occasion de vite passer aux choses sérieuses (attendu, comme je le disais il y a une dizaine d’année à G.B., qu’« il n’y a jamais que de l’humour dans l’humour »). On m’a demandé récemment si je vendrais mes parents pour un bon mot. J’ai répondu que non, mais que j’échangerais bien Flavie Flament contre une assiette de cassoulet. Qu’en dire ? Que je me soucie de mes parents, c’est certain. Que je tiens l’existence de Flavie Flament pour au moins aussi considérable que celle d’une cuillérée de fayots au jus. Et au-delà de ça, que le fait de l’écrire sur mon blog m’assure dans un avenir proche de manger un cassoulet lorsque je retournerai au nid, puisque Mum me lit.
La difficulté dans ce que j’écris survient au moment où je décide d’en faire un tout cohérent. Dans l’écriture de mes mémoires successifs, j’ai toujours eu beaucoup de notes préparatoires, que j’organisais ensuite selon un plan aux titres et intertitres ravissants. Mon souci du moment, c’est que j’écris plusieurs choses en même temps ; que lorsque je n’écris pas je fais plusieurs choses en même temps. Je fractionne, ratiocine et au final, il ne me reste plus que le temps d’élaborer des plans. Des idées sans textes, des accroches sans wagonnets, des slogans sans produits. Quel désarroi. Le drame de tout cela, c’est que je prends quand même un moment pour m’apitoyer publiquement sur mon sort.
Et ce, sans faire de plan.
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