jeudi, 17 février 2011

Metamorphosis

 

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Black Swan est un film dont l’intérêt sous-jacent est le discours, un discours fondé sur des figures de style, elles-mêmes établies d’après une analyse psychanalytique du personnage interprété par Natalie Portman. Les références se croisent, se brouillent, finalement s’amalgament, et c’est tout le contraire d’un brouillon : c’est un système fini.

Nina se transforme en coulisses et sur scène. Nina est une danseuse, c’est donc déjà une petite fille qui, en grandissant en tutu, a fait modifier son corps à la barre. Les danseuses sont des bonzaïs : on n’y fait grandir que ce qui est nécessaire, et on conserve, à l’échelle, des aspects secondaires pour la danse. Nina a dix-neuf ans mais son corps, guère plus de douze, à l’exception de ses pieds de vieille dame qui semblent avoir traversé nus et en pointes la Yakoutie gelée.

 

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