mercredi, 05 janvier 2011
Walter William Malldwight Awards 2010
Voici les récompenses partiales accordées par un jury composé d’un seul membre-président, moi.
CINEMA et 7ème ART
Meilleur film : Inception, Christopher Nolan
Meilleur réalisateur : Gregg Araki pour Kaboom
Meilleure série : Glee
Meilleur film d’animation : Toy Story 3
Meilleure musique de film : Hans Zimmer pour Inception
Meilleure actrice : Yoon Jung-hee dans Poetry
Meilleur acteur : Colin Firth dans A single man
Meilleur actrice dans un second rôle : Juno Temple dans Kaboom
Meilleur acteur dans un second rôle : John Malkovitch dans RED
Espoir féminin : Gemma Arterton dans Tamara Drew
Espoir masculin : Jesse Einsenberg dans The Social Network
Meilleur acteur dans un biopic : Eric Elmosnino pour Gainsbourg, vie héroïque
Meilleurs costumes : Alice au Pays des Merveilles, Tim Burton
Meilleurs effets spéciaux : Lovely Bones, Peter Jackson
Meilleur faire-valoir masculin : Alex O'Loughlin dans Le plan B
Meilleur faire-valoir féminin : Cynthia Nixon dans Sex and the City 2
Meilleur acteur dans un rôle d’âne mort : Daniel Radcliff dans Harry Potter 7
Meilleure actrice dans un rôle de cheval dépressif : Sarah Jessica Parker dans Sex and the City 2
Meilleur animal dans un rôle anthropomorphique : Maximus dans Raiponce
Meilleure actrice dans un rôle de méchante : Kristin Scott Thomas dans Crime d’amour ex æquo avec Jane Lynch dans Glee.
Meilleur actrice dans un rôle de pâté aux pommes de terre : Kristen Stewart dans Twilight
Meilleure réplique dans un scénario : « Je préfèrerais rentrer chez moi et péter dans une boîte à chaussures. » Tina Fey dans Crazy Night
MUSIQUE et ACTUALITéS MUSICALES
Artiste féminine de l’année : M.I.A.
Artiste masculin de l’année : Ray Lamontagne ex-aequo avec Sufjan Stevens
Groupe de l’année : Yeasayer
Espoir féminin : Janelle Monáe
Espoir masculin : This is the hello monster !
Meilleur atterrissage de biscotte pourtant mal lancée : MGMT
Meilleur artiste ressemblant à une lesbienne : Justin Bieber
Meilleur placement de produits dans un clip : Telephone, Lady Gaga feat. Beyoncé
Meilleur mégalo dans un clip : Kanye West dans Power
Meilleure redite : David Bowie, Station to Station
Meilleure réplique live : « Je n’aurais jamais cru qu’un jour j’aurais demandé à Cher de tenir mon sac en viande ! » – Lady Gaga lors des MTV Video Awards.
GOLDEN “POOP COOKIE”
Le « cookie au caca » est une invention du personnage Sue Sylvester dans Glee. Les récompenses qui portent ce nom sont donc attribuées aux artistes et événements culturels que nous avons détestés cette année.
Pire actrice : Marion Cottillard pour Inception et Les petits mouchoirs
Pire acteur : Kad Merad pour L’Italien
Pire réalisateur : M. Night Shyamalan pour Le dernier maître de l’air
Pire film : Le monde de Narnia 3
Pire film d’animation : Shrek 4
Pire musique de film : Alexandre Desplat pour Harry Potter 7
Pire artiste féminine : Ke$ha
Pire artiste masculin : Christophe Maé
Pire espoir féminin : Willow Smith
Pire espoir masculin : Arnaud Fleurant-Didier
Pire groupe : BB Brunes
Cookie spécial enrichi en pépites de caca :
Amélie Nothomb pour son dernier livre
Espoir de cookie spécial enrichi en pépites de caca :
Christine Angot pour son prochain livre
PRIX SPECIAUX
Prix spécial « artiste qu’on adore détester » : Mylène Farmer ex æquo avec Kanye West
Prix spécial « comment fait-elle pour tenir encore debout ? » : Courtney Love pour l’ensemble de son année 2010
Prix spécial antinomie : pour Burlesque, car il ne suffit pas de mettre deux contorsionnistes et un mime pour rendre « burlesque » un cabaret miteux.
Prix spécial de l’autodérision : Catherine Deneuve dans Potiche et Robert Downey Jr. dans Sherlock Holmes
Prix spécial du dérapage : Gérard Depardieu ex æquo avec Loana
Prix spécial de la prise de muscle exagérée : Jake Gyllenhall pour Prince of Persia
Prix spécial du « film surprise » : Kick-Ass
Prix spécial « bien revenu mais vite reparti » : Brandy Norwood avec Departed et Filip Nikolic pour l’ensemble de son œuvre
Prix spécial « Al Supergay » : Ricky Martin ex æquo avec Ryan Seacrest
Prix spécial « crypto-gay » : Sherlock Holmes de Guy Ritchie
Prix spécial de l’acteur qu’on a envie d’attacher au lit : Bradley Cooper
Prix spécial « Parti trop tôt » : Henryk Górecki ex æquo avec Leslie Nielsen
J*
09:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 03 janvier 2011
Menu
Mes admirateurs le demandent, voici donc le menu du 25 décembre dernier.
Verrine de lentilles corail, foie gras, jambon cru et tomates confites
Soupe de topinambours au foie gras
Carpaccio de Saint-Jacques et chantilly au citron
Souris d’agneau confite, purée aux deux céleris et gratin de courge à la mozzarella
Salade de mesclun et de graines germées
Plateau de fromages
Bûche au chocolat et confiture de lait
Charlotte au pamplemousse
Café et mignardises (financiers à la framboise, gâteaux fondants au citron vert, tartelettes aux noix de pécan)
J*
22:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 17 décembre 2010
Des souris et des Dieux
Ils manquent les hommes à ce titre : Des souris et des hommes suivi de Des hommes de et des dieux. Homme : unité de mesure entre la créature néfaste (et potentiellement héroïne de cartoons) et l’image catalysée du monothéisme. (Oh mon Dieu ! – pardon – je sens que je vais écrire dans tous les sens.)
Qui suis-je ? Le chaînon entre des souris et Dieu ? Non, pas trop. Ou alors si. Allez, tenez, disons que Dieu existe. Siège curule, putti joufflus, parthénon céleste : la totale, avec un compas et une équerre dans une main et un glaive dans l’autre. Non loin de cette scène, Bach nous joue un plong-plong qui résonne au loin, un peu comme le trompette du champ de bataille qui sonne la retraite ou la dame à l’accueil à Auchan qui parle trop près du micro, dont paradoxalement le son n’est pas assez fort mais qui laisse quand même crépiter : « un vendeur du bricolage est demandé dans son rayon ». Effectivement on dirait qu’elle demande un vendeur qui vend du « bricolage », mais non, en fait, c’est pour pas répéter deux fois le mot rayon.
Bon alors Jacob nous tend une échelle et on monte au Paradis sur le deuxième mouvement de la symphonie n°2 de Casella, ce qui ne nous aide pas à savoir si c’est sérieux ou burlesque.
17:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mardi, 30 novembre 2010
La fureur des cuivres (ou l'art du leitmotiv)
Un peu comme la fureur de vivre, mais pas pareil.
Je voulais vous parler de musique de films. Je vais le faire, mais, comme d’habitude, je ne peux pas faire autrement qu’en disant du mal de quelqu’un. C’est Alexandre Desplat. Alexandre Desplat compose des musiques de film depuis fort longtemps maintenant. Je ne sais pas s’il fait autre chose, mais peut-être qu’il devrait essayer la poterie ou la peinture sur soie. Il y trouverait sûrement un nouveau moyen d’expression. Jusqu’à présent, je n’ai trouvée réussie que sa musique pour Fantastic Mr. Fox.
Allons, allons, je sais que c’est dur de passer derrière John Williams et Nicholas Hooper, mais quand même, les leitmotivs ? Mhm ? Je reprends. « Leitmotiv, mot allemand : thème, motif conducteur. L’emploi du leitmotiv, attaché à un personnage, à une situation dramatique déterminée, pratiqué dès la fin du XVIIIème siècle plus ou moins épisodiquement dans les opéras (Mozart) ou la symphonie (Berlioz), a été systématisé par Wagner dans ses opéras. »
(Anecdote présentement sans intérêt : mon Lexique de la musique date de 1968.)
Il y a dans Harry Potter trois thèmes principaux et quelques autres secondaires. Le principal est celui d’Hedwig, la chouette. C’est le leitmotiv dont on se souvient avant tous les autres et qu’on associe au personnage d’Harry, à tort. Les leitmotivs principaux d’Harry Potter ont été créés par John Williams, loué soit-il, que Patrick Doyle a développés dans certains aspects (les thèmes de Hogwarts et Voldemort). Les compositions cependant sont bien différentes. Chaque compositeur à mis sa patte. Hooper, par exemple, a trouvé un fameux thème musical au professeur Umbridge (vous savez, la petite grosse tout en rose), trouble comme le personnage, à la fois sirupeux/doucereux et pimpant/inquiétant. Comme de l’huile de foie de morue, en quelque sorte.
Alors donc, le thème d’Hedwig, qu’un enfant de sept ans – avec un peu d’entraînement – pourrait reproduire avec un seul pied, est quasiment absent de la musique imaginée par M. Desplat pour l’avant-dernier film du sorcier niais. Oh, on va trouver le jeu de mots facile mais : Desplat, c’est plat. Plat plat plat. J’ai déjà vu des crêpes plus épaisses. La musique oscille entre celle d’un film qui fait peur et une romance sucrée limite niaise ; voilà ! Si bien que j’en viens à considérer la musique responsable de la réalisation. Avouez, Yates est mou du cul. Sans rire, Les reliques de la mort est aussi vibrant que Benjamin Button. Attendez voir, c’était pas Desplat qui faisait la musique de ce film ?... Je commence à comprendre.
Je voulais parler de cuivres. Pas de casseroles de qualité, non non. Les instruments qui font beaucoup de bruits dans les orchestres. Transition : Patrick Doyle, qui avait repris les rênes de la musique d’Harry Potter au moment du Goblet of Fire (musique très présente dans le film mais une bonne partie manque sur le cd qui en fut tiré), a joué grâce aux cuivres la carte du pouêtpouêt sportif tendance belliqueux.
Les cuivres effraient. Brusquent. Ils annoncent un fracas guerrier, ou des funérailles grandioses, ou un match de rugby dont l’issue est incertaine à quatre minutes de la fin. C’est long, quatre minutes, quand on a les crampons d’un camarade de jeu sur le visage. C’est long, quatre minutes de tir de mitraillettes. A propos vous avez vu Red ? Ce film vaut principalement pour Helen Mirren. Bref.
Au même titre que John Williams, Hans Zimmer a composé de nombreuses musiques de films. Je ne les citerai pas, à l’exception de la BO du film Inception. Ecoutez la première piste, Half Remembered Dream. Vous les entendez arriver, les cuivres ? Une marche de géants. La fin du monde. Eh bien un leitmotiv, ce n’est pas plus compliqué que quelques gros pouêtpouêt qui se suivent. Attention, je ne dis pas que les compositeurs font toujours du bon boulot avec juste un leitmotiv ; rappelez-vous comme Danny Elfman a été décevant avec la musique d’Alice. Je souligne simplement que quand on passe derrière John Williams, on essaie de bosser son sujet, pas de s’éclipser. C’est comme si John Williams avait donné les deux portées comportant le thème de Dark Vador à Alexandre Desplat en lui disant : « Tiens, tu en fais ce que tu veux » et que l’autre avait écrit sa liste de courses dessus parce que demain il doit passer à Monoprix après la banque.
Non mais sans rire.
La musique d’Inception, donc, est plutôt formidable. Comme je parlais de leitmotiv, je m’arrêterai un moment sur… Sur… Philip Glass ? Aha ! non, pas cette fois. (Il y a de quoi faire en la matière, pourtant.) Sur Marco Beltrami. Marco Beltrami a beaucoup composé et à ce titre, il a pondu bon nombre de navets, plus même que Desplat, qui rattrape peu à peu l’écart, quand même. Il faut citer deux excellentes BO de Beltrami : I, Robot et Prédictions. Bien qu’Alex Proyas soit le réalisateur des deux films, la qualité est clairement inégale. Prédictions, par exemple, est un film très moyen. Les BO des deux films sont en revanche très bonnes, et viennent notamment de ce que Beltrami réussit à mettre les leitmotivs respectivs, respectifs, pardon, à toutes les sauces. On l’entend tout le temps sans s’en apercevoir, et il est infiniment filé, comme une longue métaphore musicale. Et, lui aussi, emploie des cuivres qui font peur.
Voilà. Je vais arrêter là parce que je trouve que j’en ai beaucoup dit, déjà, et que pensais pas tenir aussi longtemps sur le sujet des cuivres en musique.
J*
13:39 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note










